I have almost forgot the taste of fears;
The time has been, my senses would have cool’d
To hear a night-shriek; and my fell of hair
Would at a dismal treatise rouse and stir
As life were in’t: I have supp’d full with horrors;
Direness, familiar to my slaughterous thoughts
Cannot once start me.

Macbeth (Macbeth, Act V scene v)

beyoncescock:
“ j-sillabub:
“ kim-kartrashcan:
“I mean…I’d be concerned too
”
They tracked the person down and it turned out to be a woman from Scotland whose baby *really* loved Bee Movie to the point that it was the only thing that stopped him...

beyoncescock:

j-sillabub:

kim-kartrashcan:

I mean…I’d be concerned too

They tracked the person down and it turned out to be a woman from Scotland whose baby *really* loved Bee Movie to the point that it was the only thing that stopped him crying. So she just played it over and over. The endurance. She must have been exhausted.

the fact they tracked the person down to check on them made me feel like Netflix cares


what a turn on

hot

Wtf how is that comforting that your entertainment device literally spies on you?

lejourjemens:

Sur les gilets jaunes :

N’est-il pas absurde de se battre pour du pouvoir d’achat, c’est à dire pour de la capacité à consommer plus intensivement dans un monde fini que tout nouvel objet produit détruit peu à peu ? Si l’on excepte la pauvreté (contre laquelle il faut bien sûr lutter, mais de toute façon régression en France à LT malgré quelques sursauts conjoncturels), n’y a-t-il pas quelque chose de profondément vain dans le coeur de la lutte que mènent la plupart des idéologies de gauche ? (Je ne parle pas de celles de droite …) La polarisation sur l’inégalité, en concentrant l’attention sur la possession seule, et en prêtant à cette dernière une faculté de propager le bonheur proportionnelle à sa quantité, n’est-elle pas une manière complètement désuette de poser le débat du monde de demain ? Monde dont les enjeux écologiques pourraient justement chercher à développer des formes d’épanouissement collectifs (science, art, spiritualité éclairée)méritant bien plus d’attention que du simple comptage de deniers ?


Si quelqu’un a envie de répondre …

mmh je suis pas tout à fait d’accord, premièrement je me demande si l’on peut réellement qualifier le mouvement des gilets jaunes de mouvement de gauche (il peut très bien y avoir, et il y a souvent, des contestations plus fascisantes que libertaires). C’est un mouvement qui exige une remise en question de notre mode de fonctionnement actuel, en tous cas, durablement aussi, et je ne crois pas que ce soit seulement une histoire de possession, de pouvoir d’achat. Je trouve pertinent ce passage de Serge Halimi dans le Monde Diplomatique de janvier : “Inutile de prétendre lire l’avenir d’un mouvement aussi culturellement étranger à la plupart de ceux qui font ce journal et de ceux qui le lisent. Ses perspectives politiques sont incertaines; son caractère hétéroclite, qui a contribué à son audience, menace sa cohésion et sa puissance : l’accord entre ouvriers et classes moyennes intervient plus facilement quand il s’agit de refuser une taxe sur les carburants ou la suppression de l’ISF que quand une revalorisation du smic ferait craindre à un petit patron ou à un artisan l’augmentation de ses cotisations. Toutefois, un ciment unificateur possible existe, dans la mesure où bien des demandes des « gilets jaunes» découlent des transformations du capitalisme : inégalités, salaires, fiscalité, déclin des services publics, écologie punitive, déménagement des territoires, surreprésentation de la bourgeoisie diplômée dans les instances politiques et dans les médias, etc.”

Deuxièmement, la pauvreté est-elle réellement en régression en France à long terme ? Je pose réellement, innocemment la question, car il me semblait, sans être étayée par des chiffres, que le capital avait tendance à se concentrer de plus en plus entre les mains des plus riches (ce qui de fait laisse moins pour les autres).

Troisièmement pour la question principale : les idéologies de gauche me semblent plutôt proposer des alternatives sociales et des moyens de les construire, dans un effort vraiment général, c’est à dire en remettant en question la possession et répartition du capital et dans certains cas (auxquels j’adhère pour ma part) l’idée même du capital.

Les idéologies de gauche exigent dignité, pas comptage de deniers, car sans elle, la dignité, le temps libre, la possibilité de vivre en citoyen en quelque sorte, il ne peut pas y avoir de changement majeur dans la société, de changement populaire qui garantirait durabilité et égalité, car sans elle les gens demeurent aliénés à un système de production. La liberté que nous avons de discuter, de repenser le monde et le remettre en question nous est donnée par notre éducation et notre temps libre, par une certaine sérénité matérielle sans laquelle nous aurions de très bonnes raisons de compter nos centimes.